Des nouvelles d'un été à Abadiania et de la suite...

Un peu avant mon départ, l’idée que peut-être j’allais « m'ennuyer » dans ce mini village d’Abadiania m’a traversé la tête.

   

C’était un peu présomptueux de ma part et Abadiania me l’a très vite fait comprendre !

   

J’ai revisité de vieilles blessures, celles que je croyais pourtant guéries une bonne fois pour toutes… Le parcours en spirale de la Vie fait qu’elle, la Vie, dans sa grande intelligence, nous réserve toujours des surprises, des expériences qui peuvent avoir un goût de déjà vécu mais qui nous offrent d'aller plus profondément dans les espaces cachés de nos ombres, pour nous rapprocher de plus en plus de notre centre, le coeur de qui nous sommes. 

 

Oser répondre OUI et m’avancer dans les souterrains dont j'avais, inconsciemment, bouché les ouvertures, pour me protéger de la souffrance que j'y avais enfermée … Et si c’était aussi cela la voie du féminin sacré INCARNE ?

 

 

J’ai l’envie d’ajouter que, lors de ce dernier voyage, la puissance d'Abadiania m’est apparue comme étant non limitée et bien au-delà de la présence de la Casa de Dom Inacio sur ses terres. Je ne veux pas minimiser le travail des Êtres de lumière reliés à la « phalange » de Saint Ignace de Loyola. Ils sont présents et chaque fois que j’en doute, ils me le rappellent d’une façon, souvent extraordinaire, ou d’une autre… Mais ce que je souhaite apporter comme témoignage, c’est que le lieu en lui-même, avec ou sans la Casa de Dom Inacio, est un sacré portail énergétique, puissant et relié, selon moi, à de nombreux univers invisibles qui me sont inconnus, mais que je peux à tout le moins appréhender par des ressentis et des intuitions.

 

Chacun vit sa propre expérience à Abadiania. Malgré la situation actuelle de transition qui perdure et le peu de fréquentation, le lieu conserve une empreinte palpable de grand catalyseur de transformation et d’expansion pour, selon moi, des raisons multiples et mystérieuses. Ceci dit, je tiens à vous partager mon impression jusqu’au bout. Durant tout mon séjour, j’ai extrêmement peu fréquenté la Casa. Je ressens, au sein de ses murs, une énergie qui pourrait être comparable à un vent d’agrippement à un ancien système de fonctionnement qui est pourtant déjà dépassé. Le jour de mon arrivée, j’ai « entendu »  : « le nouveau est là, pétillant, prêt, plein de joie et de liberté, il n’attend que nous. » Mais sommes-nous prêts? A un niveau collectif, je ne le crois pas. Je ressens donc un double mouvement extrêmement présent que je vis, personnellement, comme épuisant et drainant. La distorsion est importante entre le nouveau monde qui se présente aux portes de la Casa et l'ancien monde qui résiste, freine, et s’enlise dans un système lourd, lourd, lourd et en inadéquation avec la nouvelle vibration qui émerge. 

 

Tout cela est parfait. C’est la transition qui se poursuit. C’est le divin timing qui opère. Mais je vis la situation difficilement. A cela s'ajoute mon propre timing et mes propres spirales qui se dessinent... Pour arriver à la conclusion que je n’ai pas l’élan, actuellement, de reprogrammer des voyages à Abadiania. C'est ma réalité, très personnelle, de ce moment. Je ne veux en aucun cas vous décourager de vous y rendre si le coeur vous y appelle !

 

Assez paradoxalement, je suis en train de vivre "mon petit automne printanier" et d'ouvrir le champ à d’autres projets colorés. Voyage au Coeur continue, mais plus à Abadiania, en tous les cas, pas dans un futur proche. Comme je l’avais déjà suggéré dans une autre lettre, mes élans se confirment et commencent à prendre la forme d’un accompagnement essentiellement du féminin, avec les femmes. 

 

Je me réjouis de vous faire part plus en détails de mes propositions au fur et à mesure de leur déploiement. 

 

Je vous souhaite un automne flamboyant, qui nous convie à abandonner ce qui appartient au passé et ne nous sert plus... pour semer les graines du renouveau.

 

De tout <3,

Christelle